L’économie circulaire : mythe, illusion ou gageure ?

Depuis le rapport Meadows au Club de Rome le 1remars 1972, l’économie linéaire est dans le couloir de la mort.

Les étudiants du prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) avaient prévu la fin de l’économie linéaire pour 2030. La pollution et la disparition des ressources amèneraient à une implosion du système et une crise majeure entraînant famines et effondrement démographique.

Si la pollution produit des effets tangibles et mesurables à tous les niveaux, l’amenuisement des ressources est plus insidieux : l’économie de marché veut qu’un produit rare se renchérisse, diminuant la demande et stabilisant le prix.

L’ingéniosité et l’inventivité permettraient de remplacer une ressource rare par une autre disponible à profusion : les câbles de cuivre ne sont-ils pas remplacés par de l’aluminium ?

Au rythme ou nous consommons les ressources de notre planète, le risque n’est plus de voir telle ou telle ressource se raréfier, mais bien l’ensemble des ressources.

Nous vivons donc au-dessus de nos moyens, consommant à bas prix des ressources qui s’épuisent. Comment la population mondiale pourra-t-elle continuer à sortir de la misère si elle ne peut disposer de produits peu couteux, qu’il s’agisse d’alimentation ou de biens durables ?

L’économie circulaire n’est pas un nouveau modèle de fonctionnement : c’est le seul modèle pérenne, car c’est le modèle de notre planète depuis le Big Bang.

La première révolution industrielle a jeté les ponts de l’économie linéaire : exploiter, transformer, rebuter.

Ce modèle bicentenaire a atteint son paroxysme après la 2èmeguerre mondiale et est à présent moribond.

L’économie circulaire n’est pas un modèle de luxe pour les riches : il est un modèle de survie pour tous et pour les pauvres en particulier car ils sont plus fragiles.

By |2018-09-05T07:48:28+00:00juin 30th, 2015|Uncategorized|0 Comments